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Nottingham Trent University

10 février 2016

Le premier semestre s’achève, l’occasion pour moi de vous parler de mon université d’accueil. Deux universités se côtoient à Nottingham: University of Nottingham et Nottingham Trent University. Avec plus de 28 000 étudiants de 100 nationalités différentes et un campus totalement refait à neuf depuis quelques années, cette dernière offre une vie étudiante dynamique et un enseignement de qualité.

Nottingham Trent University 

Nottingham Trent University (NTU) est séparée en trois campus répartis dans la ville: Brackenhurst, Clifton et City. Pour ma part, faisant partie d’un BA (Hons) Marketing au sein de la Nottingham Trent Business School, j’étudie sur le city campus, situé à deux minutes à pied du centre-ville. Il est le plus grand et le plus actif de l’université, celle-ci a dépensé un peu plus de 300 million d’euros dans la restauration de ses locaux il y a quelques années. Ainsi, mes cours sont tous dispensés au sein d’un tout nouveau bâtiment : NewtonL’université a mis en place des services modernes tels qu’un accès sécurisé grâce au Pass campus que l’on « swipe » sur une borne pour accéder à l’intérieur des bâtiments. 

La Boots Library, une bibliothèque sur quatre étages, située au milieu du campus fournie des espaces de travail adaptés à tout type d’étudiants. On y retrouve des salles « silence » avec ordinateur à disposition, des salles de travail fermées ou non, des rangées impressionnantes de livres et même un toit terrasse pour réviser ses cours durant les beaux jours. En somme, la bibliothèque offre un espace de travail plus que convenable pour mener à bien nos « assignments« 

Les cours en Angleterre

Le petit inconvénient avec Nottingham Trent University comparé aux autres universités partenaires avec l’EM Strasbourg est qu’elle ne propose pas de cours « à la carte » mais des modules tout fait. Ainsi, cela a rendu le choix plus difficile compte tenu des options restreintes proposées au travers de ces modules. Néanmoins, mon projet professionnel déjà bien élaboré et se tournant vers le digital marketing, j’ai tout naturellement choisi un BA (Hons) Marketing.

Enfin, le système scolaire étant différent du système français nous sommes en tant qu’expatrié « rétrogradé » dans un niveau d’études inférieur à celui que nous avons en France. C’est pourquoi, bien qu’étant en première année d’un Master Grande Ecole à l’EM Strasbourg, je suis en « second year » d’un BA à NTU soit deux ans en dessous de mon niveau. Il est à noté que l’EM m’a offert la possibilité de choisir la « third year » ce qui m’aurait permis d’alléger cette différence mais j’aurais alors eu à conduire un projet de recherche tout au long de l’année. Aussi intéressant que cela puisse être, je voulais m’assurer d’avoir suffisamment de temps pour découvrir le pays et ses environs.

L’adaptation à la façon de travailler au Royaume-Uni n’a pas été facile pour moi, les méthodes étant similaires à celles des facultés françaises. C’est-à-dire, 12 heures de cours par semaine séparées en trois matières afin de laisser de la place au travail personnel. Le marketing exigeant une bonne capacité rédactionnelle, les examens de ce module sont constitués principalement de rédaction au travers de rapports (environ 4000 mots) ou d’essay. Ainsi mes « assessments » se résument en 2 examens sur table, un essay, 4 rapports et quelques présentations orales répartis sur l’année universitaire.

Un coût non négligeable

Lorsqu’il s’agit de faire nos voeux pour la destination de nos rêves, on sélectionne surtout les destinations en fonction de nos envies, des cours dispensés par les universités ou de l’ambiance étudiante mais on a tendance à négliger une dimension fondamentale : le coût d’une année à l’étranger. Car outre le prix des billets d’avion, le logement et les frais de scolarité de l’école, une année d’échange sera plus couteuse qu’une année étudiante « standard ». Attention ce n’est pas une critique mais un simple constat personnel.

En arrivant en Angleterre, j’avais un budget pré-établi estimé en fonction du taux de change du moment entre la livre sterling et l’euro. Seulement, dès lors qu’un taux de change est impliqué un tas de petits frais annexes arrivent et ce, malgré les efforts de la banque pour prendre en charge une partie des frais via des offres spéciales. Ne restant que neuf mois dans le pays et ne travaillant pas, je n’ai pas ouvert de compte bancaire en Angleterre. Ainsi, avec un taux de change s’élevant actuellement à £1 pour 1,29 € j’ai appris à ne plus avoir mal au coeur quand je retire £100 et qu’on me prélève 129€.

Mais finalement, on se contente de prélever de grosses sommes d’argent plutôt que plusieurs petites sommes, on évite de payer avec sa carte bancaire et les frais restent raisonnables. De manière générale, les prix en livre sterling sont sensiblement les mêmes qu’à Strasbourg, que ce soit pour les habits, la nourriture, les restaurants ou les soirées. Mais une fois convertis avec le taux de change actuel, tout devient relativement cher. Cela dit, Nottingham étant une ville de province le coût de la vie reste raisonnable comparé à de grandes villes telles que Manchester ou Londres. 

Et puis, outre le taux de change, l’année d’expatrié rime avec voyages et expériences ce qui nous ajoute un budget « voyage ». Pour ma part,  j’ai fait le choix de me faire « plaisir » dans la mesure du raisonnable durant cette année afin de la vivre à fond en me disant que j’aurais tout mon temps ensuite pour gagner de l’argent et rembourser cette potentielle dette. Mon objectif étant de visiter l’Irlande, l’Ecosse ainsi que le plus de grandes villes anglaises possibles, le budget peut s’avérer conséquent malgré les économies de logement grâce au couchsurfing et les réductions des frais de transports grâce à National Express ou Méga Bus.

Pour conclure ce bilan de mon premier semestre au sein de la Nottingham Trent University, je suis plus que satisfaite des cours du BA (Hons) Marketing que j’étudie. En effet, malgré une adaptation un peu délicate au départ dû à la langue et à la méthode d’apprentissage, je me sens désormais pleinement intégrée dans ce système scolaire et je regrette presque de ne pas avoir la possibilité de rester l’année prochaine pour finir ce diplôme. J’ai également fait le choix de parler du coût d’une année à l’étranger dans cet article. Selon moi, ces conseils pourront servir à toute personne ayant pour projet de s’expatrier pour une ou plusieurs années d’études à l’étranger. Il est bien évidemment possible de minimiser ces coûts en réduisant le nombre de voyages ou en trouvant un emploi étudiant, et j’encourage vivement toute personne qui à l’opportunité de vivre cette expérience, de le faire ! 

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